Origine historique

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C’est en 1885 que Firmin Baudrux, notaire à Habay, créa la fanfare l’Emulation qu’il dirigea. Elle débute sur les chapeaux de roue dès le commencement puisque deux ans plus tard, elle compte déjà 50 exécutants. Elle anime les kermesses, les cérémonies officielles et patriotiques et se déplace également dans les communes voisines. Depuis 1895 et jusqu’à maintenant, chaque soir précédant la fête du 15 août, les musiciens sortent dans les rues et les cafés avec les flambeaux suivis de la population afin de célébrer les « embardes ». En 1912, la fanfare organise quatre concerts à la kermesse du 15 août et celle de septembre, à Pâques et à Noël.

La société musicale, comme bien d’autres acteurs en Europe, fut impactée par les deux guerres mondiales. Malgré que les musiciens aient abandonné et caché leurs instruments pendant ces guerres, ils furent toutefois remis en état par après en offrant une renaissance à la fanfare. En effet, le 18 juin 1950, Xavier Esch offre à la fanfare le premier prix au 4ème Concours International Adolphe Sax à Dinant avec 37 musiciens. Peu de temps par après, en 1953, pour raison de santé, le chef abandonna la direction au profit de Karl Delbecq. En 1958, la fanfare se voit dotée d’un premier comité comprenant un président d’honneur, un président, un trésorier, un secrétaire et six membres. Le 27 novembre 1959, les musiciens fêteront pour la première fois la Sainte Cécile devant un rocambolesque repas. Cette fête en est devenue coutume et est toujours célébrée chaque année.

Le 28 octobre 1961, Marcel Renotte prend la direction avec 25 exécutants suivi de Louis Hoyaux en 1974, professeur à l’Académie de musique de Habay. Il recruta beaucoup de jeunes musiciens dont des clarinettistes, une première à l’Emulation. En mai 1977, le groupe participa pour la première fois au cortège des communions.

Valère Meunier accède au poste de président et fait l’achat, en 1978, d’un nouveau drapeau. En 1980, pour la première fois, la fanfare est dotée d’un uniforme : veste, casquette, cravate bleu marine, jupe ou pantalon gris. Le 19 octobre de la même année, devant un jury de la fédération Namur Luxembourg, la fanfare se classe en « première division première section » avec 90 %. En 1983, la fanfare passera sous le statut d’Harmonie Royale l’Émulation et installera ses quartiers dans une des salles du Pachis. Suite à un deuxième concours, elle sera classée en « division Excellence deuxième section ». En 1984, le prix Camille Schmit, récompensant une société particulièrement méritante, est décerné à l’Harmonie. En 1987, Louis Hoyaux quitte la direction qui est reprise au pied levé par Léon Dillembourg qui verra malheureusement le nombre de musiciens tomber de 51 à 21.

L’année suivante, l’Emulation donne sa chance à la jeunesse. La baguette est alors confiée à mademoiselle Francine Sosson qui est dotée de nombreux prix de conservatoire et qui est professeure de clarinette à l’Académie de Habay. Elle est secondée par un sous-chef de 18 ans. Cette jeunesse, ces talents et cette grâce feront du répertoire musical de l’harmonie un ensemble riche en choix. Après seulement une année de direction, il y aura 35 musiciens au pupitre d’une moyenne d’âge de 30 ans.

En 1990, Francine Sosson décide d’abandonner la direction préférant retourner au pupitre des bois et offre la direction à son sous-chef. Ce jeune chef n’étant autre que Rudy De Bouw, né en 1970 et habitant Habay-la-Neuve. Nommé professeur de solfège à l’académie d’Arlon et de Habay, il recrute énormément de jeunes offrant rapidement un effectif de 56 musiciens dont la moyenne d’âge est de 21 ans. Il met en place la première messe de la Sainte Cécile et le premier concert de Noël qui obtiendront d’emblée un grand succès. Durant la même période, Valère Meunier passe le relais de la présidence à Marc Braune, habaysien de souche et tubiste à l’Harmonie. Depuis 1991, l’Émulation participe régulièrement aux Fêtes des Vendanges en Alsace à Obernai et à Barr ainsi qu’au Grand-Duché de Luxembourg à Grevenmacher. Elle ira également au Festival Européen du Folklore à Bitburg en Allemagne ainsi qu’aux festivités du 14 juillet en France. Elle présente aussi annuellement un concert à la Place d’Armes à Luxembourg. En 1995, à l’occasion de son 110ème anniversaire, l’Harmonie fait peau neuve et inaugure sa nouvelle tenue : veston vert, jupe ou pantalon noir, cravate rouge suivit plus tard d’un gilet fantaisie. En 1999, l’Harmonie se dote d’un nouveau drapeau.

En juin 2000, après 10 années de direction, Rudy De Bouw décide de quitter l’Harmonie pour raison professionnelle, car en septembre, son horaire de professeur de solfège et de tuba au Conservatoire d’Esch-sur-Alzette l’empêchera de continuer. Il choisira la date du 15 août pour diriger son dernier concert. Il fut rempli d’émotion car, en plus du bouquet offert par le président pour le remercier de ses 10 ans de direction et 22 ans de présence au sein de l’Harmonie, il recevra des mains d’une musicienne le bouquet de l’amitié entre musiciens. Connaissant parfaitement les qualités musicales de son successeur, il passera le relais en offrant la baguette à son jeune ami, et ancien élève, David Reiland.

Dès le 1er septembre 2000, David reprit les répétitions en menant l’Harmonie de succès en succès en commençant par le 11ème Concert de Noël. La fréquence des applaudissements d’une salle comble a prouvé que l’Harmonie et son nouveau chef ont continué à plaire au public habaysien. David décide, en 2005, de partir vers d’autres défis et de laisser sa place à un jeune et talentueux trompettiste de Halanzy : Johan Cristina, diplômé du conservatoire de Luxembourg.

Johan a dirigé de main de maître l’Harmonie durant 4 ans. Pendant ces années, le comité a pris conscience de l’importance de créer l’Emulation Junior. L’avenir de l’Harmonie ne pouvait passer que par l’arrivée de nouvelles recrues, c’est pourquoi l’EmuJunior s’est formée très rapidement. Le travail acharné mené par certains parents et musiciens a payé.

L’EmuJunior fut d’abord sous la baguette de François Hénoumont, puis sous celle de Christine Debouw avec l’aide d’Olivier André suivi de Vincent Theis. Ils s’occupent aujourd’hui d’un groupe d’une vingtaine de musiciens.

En 2009, Johan laissa sa place à Jérémy Lacave, un jeune chef originaire de Saint-Léger et diplômé au conservatoire de Liège. Son défi était d’intégrer les jeunes de l’EmuJunior au sein de l’Emulation tout en conservant le niveau musical acquis par les séniors. Ce ne fut sans aucun doute un défi réussi car, à ce jour, l’Harmonie compte plus de 60 musiciens répartis dans chaque pupitre. De plus, les sorties et concerts ne cessent de succéder.

Lors de notre concert de printemps du 20 mai 2017, après 8 années intenses, Jérémy céda la baguette à Jérémy Dauphin. Ce dernier, originaire d’Halanzy, est diplômé au conservatoire royal de Bruxelles et a reçu le 1er prix de clarinette.

De nos jours, la présidence est assurée par François Bernard, la trésorerie par Maryline Bernard et le secrétariat par Elisabeth Storder. Les répétitions de l’Emulation ont lieu tous les vendredis de 20h à 22h30 dans une des salles au premier étage du Complexe Sportif le Pachis. En ce qui concerne les répétitions de l’EmuJunior, elles se donnent également le même jour, dans la même salle, mais entre 19h et 20h.

Vous avez envie de rejoindre notre équipe, notre groupe ? Venez, vous êtes les bienvenus, quels que soient votre instrument et votre niveau musical !

L’Harmonie Royale l’Emulation de 1885 à nos jours

gérant de l'Harmonie